Page 122 - 1992 - XVIII Congresso Internazionale di Storia Militare
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          domaines essenciels, celui de la pcévision ec celui de l'équilibre policique. Les Ecars
           imlìcns avalcnc montré la  voie à l'époque du Quacrrocento. Passec à l'échelle cles
          Ecars·nacions érair plus difficile. l a Casdlle y écaic parvenue avec «l'ordenamiento»
          de 1480·1485, pour aboucir à l'ordonnance de 1503. Le recensemenr miliraire de
           1496 fournir Ja  base d'un vérirable syscème,  érendu parrieJJement aux autres pOS·
          sessions cles rois d'Espagne. Ainsi est fondée la supériorité milicaire espagnole cles
          xvrc et debuc du xvoc sìèdes. Le rercio,  cetre arme d'élite, coureuse,  mais dls·
          suasive ceposc à la fois sur une foi corale en Dieu et dans l<~- grandeur dc I'Espagne
          et sur  une logisdque  cemarquable.
              li convienr dc rappeler que dans la  prévision logisrique, la  marine· ne devair
          pas erre en ceste er meme le plus souvenr qu'elle précéda I'armée de terre. En effer,
          pour subsisrec,  une escadce doit touc emporter, jusqu'à l'eau douce et pas seule·
           menc  l'armement.  Il fauc  clone  tòut organiser à l'avance et  prévoir cles  bases de
          rafraichissemenr souvent lointaines. L'exemple de l'armada de 1588 est édairanc.
           Ainsi les nations maricimes: Espagne, Porrugal, puis Hollande er A:nglecerre, furenr·
          elles  les  premièces à songer à  l'organisation  d'une logiscique moderne.
              La Pra.nce, plus d iverse que la Cascille suivir mal le mouvemenr. Dans La  Grand
          MOIJarchie de Frar1ce, çJaude Seyssel, e n  L 519, monccaic La  nécessité de coordonner
           les effom à J'échelle du royaume p our la défense de celui·ci. Le  désasrce de Pavie
          rendit cetre  dernière plus urgente.  A cause de ses  dimensions et de sa diversiré,
          mais aussi  pour des raisons sociologiques,  malgré bien des cenratives,  la  France
           ne réussic à mercre sur pied une organ.isarion logisrique sarisfaisanre que sous Louis
          XIV, .gcace e n  parriculier à  Louvois.  l es armées de louis XIII offre ne encore  un
          ex empie ahudssanr d'impuissance administrative. Richelieu en écaic conscienr, qui
          écrivaic:  "Il se  crouve  eo  l'hiscoire  beaucoup plus d'armées  péries faure  de pain
          et de police (administracion) que par l'effon des armées ennemies er je suis fidèle
          rémoin  que toures les encreprises qui onc éré  faires  de mon remps  n'onr manqué
          que  par ce  défauc ... "  (Tescamenc  politique).
              En  faic, la  plupan des  umées subsistaienr a.u niveau de 40% à  60%  de ce
          qu'elles auràient du etce. D'ailleurs, on n'auraic pas pu les e.nccecenir si elles avaienr
          éré au compier. Elles subsiscaienc néanmoins grace à des réseaux de relacions pani-
          culières, de wntraintes dans Les  prélèvements effecrués sur les sujecs ec·auss.i, parce
          que la guerre nourrissair la guerre. Or, non seulemen.c l ouis XfV er Louvois réussi-
           renc à  assurer une incendance prévisionnelle,  par e:oremple  avec  des  magasins de
           fourrage permertanc de com.mencer !es opérations a vane que J'herbe a.it poussé, mais
           à. J'assurer pour des troupes don c !es effecdfs avaienc été multiplié par deux à eroi s.
              ll convient égalemenr de rappeler que l'incendance de l'armée curque forçair
           l'admiracion de MonrecuccolL Fo.:mées sous Conscancin.ople, Jes  armées mrques
           qui ma;chaienr sur Vi enne forcées de craverser des pays dévasrés devaienr empor·
           ter avec eJJes,  nocamment par le Danube, ce qui  émir nécessaire à leur enccerien.
              Que ce soie à l'exèmple  des Espagnols, des  Français  ou des Tures, à  la fin
           du XVII• siède, !es armées européennes avaienr généralemem faic de gl'llnds pro-
          grès dans la prévision er la  Jogist.ique.
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