Page 123 - 1992 - XVIII Congresso Internazionale di Storia Militare
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          Le progrès se marque égalemenr dans la réAexion des souvcrains touchant l'équi-
       Libre  polidque.
          La réussite dcs effons logisciqucs de l'Espagne er plus card de la. France pe.r-
       mettair d es démonscrarions de force, renda m à dissuader les adversai1es ou, com me
       le fit Louìs XIV au débur de soo  règne personnel, des guerres édairs, ayanr pour
       bur de s'assurer des avanrages li.mìrés immédiars. Or, les opérations coup-de-poing
       pouvaiem ne pas resrcr limitées. En effer, à l'exemple de ce quj s'émir passé encre
       Erars iraliens au XVle siècle, à une échelle plus grande, Ics Erars européeos praci-
       quaienr une poliriquc d'équilibre conrre le plus meoaçant et cela entra.inalr des guerres
       longues qui  mettaiem à  J'épreuve !es  meiUeures  préparacions  logistiques.
          Les  reves de  monarchie unjverseUe destinés  à souder !es  Erars e.n  un grand
       ensemble chrétien contee les infìdèles,  ne sonr plu.~ de mise. Les Habsbourg n'om
       réussi à consriruer un empire formé de divers Etars que par une suire parciculière-
       ment heureuse  de mariages et de successions.
          Aussi, les confronrarions encre Etats se faisaieor conjointemem sue les plans
       diplomatiques et militaires. Les avancages obrenus momeoranémenr par Ics armes
       éraiem aussiror remis en quesrion par des coalitions. Ainsi, Ricbelieu qui avair ram
       qu'il le  pur pratiqué une politique de guerre couverre conrre I'Espagne encra  eo
       guerre ouverre dès que l'équilibre lui sembla rompo en faveur de celle-ci. Mais dès
       qu'il le pcut, il négo.cie. "Négocier de rom, en  rous remps ..... écrit-il.  Louis XlV
       fair de meme. Dès qu'il a acquis un avancage ou que son coup de force a ma.nqué,
       il propose des  négociarions.  Ainsi  au XVIJ<  siède,  la  guer.Ìe  a  comme bur soit
       d'obtenir des avamages limirés dans le cas de la Hotlande en 1672. De roures façons,
       elle  n'est jamais totale.
          L'imensiré de 1:; guerre trouve des lim ires dans les ressources des Eracs. Pierre
       le Grand ira jusqu'à consacrer 85% de ses fìnances à la guerre, la République anglaise
       jusqu'à 90%; Louis XIV "sculcmcnr"  75% er cn  L694, il doir ralencir ses efforrs
       car i.l  ne rrouve plus à  emprumer. Sì la guerre est descrucrcice, c'est surrout parce
       que suivanc la formule de l'époque, «la guerre nourrìc la guerre». La difficulré de
       s'assurer une supérioriré écrasance, incitair les miliraires à la  prudence. C'est pour-
       quoi les hornmes de guerre se défiaienc des bataiUes rendues hasardeuses pat l'impos-
       sibiliré  de  mairriser  roralement  l'insrrumenr  miliraire.  Ces  considérations  sonc
       imponantes pour l'érude de l'an miliraire.

       Prat.ique commune de la guerre er arr miliraire
          "La guerre, un art qui est tout d'exécucion". Cene parole de Napoléoo, s'appli-
       que bìen au XV!lle siède. Daos l'état de nos connaissances, prariquemenr rour a
       éré dir, notamment par G. Parker dans The Militury Re110lution, Thomas Barker dans
       Monrecuccoli, The Military intellectunl and baule er Raimondo Luraghi dans la magniEi-
       que inrroducrion  qu'il  a  donnée à  la  publicacion des  cxuvres de Momccuccoli.
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