Page 119 - 1992 - XVIII Congresso Internazionale di Storia Militare
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dans cles garnisons, 40000 opèrenr sur d'aurres rerrains, 18000 seulemem par·
cicipenr à la baraille. D en esr de mème chez Gusrave-Adolphe er ses aWés: 20 000
hommes sonr eogagés à Lmzen, 68000 riennenr garnison en Allemagne, 34000
sur !es bords de la Balrique, 60000 opèrenr aìlleurs. Dans GCS conrurions, la
baraille n'esrguère recherchée. Elle n'est livrée que dans des circonsrances excep-
tionnelles, en quelque sorte par consencemenr mucel. Par concre, mana:uvres
er conue-mana:uvres oor pou.r bur d'épuiser l'adversaire.
En défioitive, les modifìcacions de l'armemem n'influenc guère sur la srrarégie.
Elles onc plus d'acrion sur la tacrique. Toutefois, la proponion des mousquetai-
res par rapporr aux piquiers ne penchera d'une manière décisive en faveur des
premiers que dans la seconde moicié du XVIJ< siède. 11 n'est pas roujours vrai
que le piquier prorège le mousqueraire qui s'apprere à cirer. Le mousqueraire
prorège aussi le piquier qui s'apprere à charger. La cavalerie renonce à la cara-
cole qui consiste à alle.r décharger ses pisrolets sur l'adversaire, ce qui s'avère
peu efficace, et au combar, prariqu.e la charge "à la suédoise". Le feu n'a pas
dfuòné le choc. Malgré les effons de Gusrove-Adolphe, l'arcillerie res~e peu mania-
ble. Ses concentracions sonc limirées et ses déplacemenrs dans la bacaille encore
plus. Le nombre des bouches à f-eu n'augme.nce qu'en proporrion cles effecrifs
de l'infancerie. Dans !es bacailles de la guerre de Trenre ans, elles se compcaieor
par diza.ines: dans !es dernières batailles du règne de louis XIV, on dépasse
raremenc la cencaine.
Cepen.danc, à coté des bacailles, assez rares eu égard à la durée des guerres, et
fa.ires des combars juxraposés, pas roujours bien coordonoés, la perite guene
joue un réìle que les historiens ont souvenc négligé carelle n 'est pas souvenc déci-
sive. C'est pounant là que la cacrique se donne souvenr le mieux libre cours
er que se révèlent souveot des qualicés d'hommes de guerre.
La révolution militaìre ne sera pleìnement accomplie sur terre que lorsque le
système d'armes fusil-ba'ionnen:e aura été mis au poinc et que l'enuainemenc
cles troupes aura atteinr un degré suffisanr.
c) La guerre navak. Comme la forrificarìon, la marine a connu des boulcversemeors
considérables. Daos la première moitié du XVIJt siècle, à coté des navires orru-
na.ires armés eo guerre, on consrruit des navires spécialement desrinés à la guerre,
fair aussi imporraor que la consdtution des armées permanentes.
Comme en écho au.J< reves de la Renaissance concernantles armes à feu, on cons-
tcuit queJques vaisseaux éoormes comme The Sovereign of the Seas, le Wasa, la
Cou~onne aux environs de 1620.
Peu réussissenc. Dans les années suivames, an devienr plus sage. Les autres fairs
marquanrs som le développemem de l'arrillerie de marine er la recherche de
la maniabìlicé. A défaur des forreresses Oortances cles années 1620, !es navires
de plus de quaranre canons sonr de plus en plus nombreux et le còral des bou-
ches à feu engagées dans la baraille s'accroir rapidemenr jusqu'à la fin du XVII<
siècle. A Lépanre, en 1571, Les chcériens rusposent de 1815 canons, les Tures de

