Page 125 - 1992 - XVIII Congresso Internazionale di Storia Militare
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L" ART  MIUTAIRE  AU XVII'  SIECU                         91

      rience et de l'empirisme méthaphysique de CampaneiJa. Trois caprivicés et deux
      enue-deux guerres marquenc l'évolution de sa pensée dans ses reuVTes. Enfìn, Mon-
      cecuccoli à la Cour dc Vienne, entreprit la modernisarion de l'armée des Habsbourg
      d 'Autriche, il avaic pu s'élever à la conception d'une scraregie globale. Oausewit:z
      a  jugé très sévèremenr la conduite de la guerre au  xvu~ siède, car elle  ne  visait
      pas à  décruire l'adversaire, mais seulemem à  le  faire  plier.  Ainsi, il  estimait que
      le duel enue Momecuccoli et Tu renne écaic primicif. Cependant, Moncecuccoli défìnit
      fon bien les conditions de commandemenc, de conrrole des troupes et de commu·
      nications qui doivent guider  le  choix de la  meiiJeure srrarégie.  Prudenr, il  recher·
      che la  liberré d'action, l'économie des forces et la  coopération  inrerarmes.  Dans
      les  théàues ouverrs où il opère, il ucilise les forrjfìcations comme poinrs d'appui.
      Ses  principales quajjtés ont été la  flexibiliré  er l'aprirude à  choisir la solution  la
       mieux adaprée aux  circonscances.  Recenons égalemem cecre  beiJe  formule de R.
      Luragbi:  "dans une siruation difficile,  Moncecuccojj avaic une grande capadté à
      éviter  la  défaice.  Lui-meme reconnaissair des qualicés de ce  rype à Turenne".
          Monrecuccoli,  Charles XII et le Prince Eugèoe eurenc à affromer les armées
      d 'Europe orientale. lls y réussirem, sauf lorsque, camme Charles XII,  ils manquè-
       renr de prudence. Par conue, les grands chefs milicai.res de I'Europe ne participè-
       rem  pas aux opérarions hors  de cetre  pecire partie du monde et les souverains n'y
      consacrèrenr jamais  de grandes armées,  que d'ailleurs les  marines n'auraienr pu
      transponer. Plus les thé:itres d'opéracions éraient éloignés er immenses, plus les forces
      européennes qui y furem envoyées étaiem  réduires. Mais leuc supérioriré technolo-
      gique écait ceUe qu'eUe permettaic sans difficulres la conquece de zones cocières limicées
      et d'accès commode, nocammenc des iles. Toure tentative de s"en éloigoer était vouée
      à l'échec. Dès  la fin  du XVI• siècle, le p rincipal souci des Occidencaux fur,  moins
      l"irréaliste pénéuacion des immenses conrinencs américains, africains ou encore du
       monde asiacique, que l'exclusion de lcurs  rivaux européens, de celle ou teiJe panie
       de la  planète.
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