Page 272 - Le Operazioni Interforze e Multinazionali nella Storia Militare - ACTA Tomo I
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272 XXXIX Congresso della CommIssIone InternazIonale dI storIa mIlItare • CIHm
et de l’une ou des autres parties belligérantes, placées pour la durée de la
guerre sous le régime de la neutralité et considérés comme appartenant à
un Etat non-belligérant ; les parties belligérantes renonceraient, dès lors,
à étendre les hostilités aux territoires ainsi neutralisés, aussi bien qu’à leur
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faire servir de base à des opérations de guerre » .
En dépit de ces dispositions, les forces françaises stationnées à Brazzaville sont
convaincues que les allemands ne respecteront pas cette neutralité en cas de conflit,
puisqu’ils l’ont déjà violée à plusieurs reprises en temps de paix, par des incidents
mineurs . Face aux soucis de la Belgique qui souhaite voir la neutralité du bassin du
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Congo préservée en cas de conflit généralisé, français et anglais s’accordent les violons
pour frapper l’Allemagne partout où elle peut être atteinte.
En effet, la France a le désir de reprendre la partie du Congo qu’elle a dû céder à
la suite des incidents d’Agadir. La guerre contre le Kamerun devient alors une sorte
de revanche qui est souhaitée et déclenchée par une poignée de colons influents et de
commerçants qui dominent entièrement l’administration coloniale de Brazzaville. Par
leur initiative, la neutralité du bassin conventionnel du Congo se trouve violée sous des
prétextes fallacieux, qui déclenchent la guerre au Kamerun dans l’intention de rendre
caducs les accords de 1911.
III- Les opérations militaires au Kamerun
a) L’assaut des alliés
L’opération de reprise des territoires cédés en 1911 marque le premier assaut massif
des troupes coloniales françaises. Elles sont réparties en quatre colonnes qui prennent
par l’effet de surprise, l’avantage sur les postes militaires allemands : la colonne de la
Sangha, sous les ordres du Colonel Hutin ; la colonne de la Lobaye, commandée par le
Colonel Morisson ; la colonne du Tchad, dirigée par le Colonel Brisset et la colonne du
Gabon, sous la conduite du Général Aymerich . L’entrée en guerre de l’Angleterre et de
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la Belgique apporte une nette modification de la situation sur le terrain au Kamerun. Le
corps expéditionnaire franco-britannique qui se constitue à Dakar, passe à l’attaque par
la mer. L’offensive généralisée se fait conjointement avec les forces alliées composées
des troupes du Congo belge, de l’Afrique Equatoriale et Occidentale française et les
troupes anglaises du West African Regiment du Nigeria, de la Gold- Coast et de Sierra
Leone, qui encerclent progressivement les troupes allemandes.
Les opérations militaires se déroulent dans la quasi-totalité de la colonie. Les troupes
sont organisées en colonnes et convergent vers le centre, sous le commandement d’un
haut gradé de l’armée anglaise ou française. Leur évolution est influencée par la vaste
étendue territoriale et sa structure physique, les variations climatiques et l’attitude des
21 Ibid., p.50.
22 A titre d’exemple, l’incident du vapeur français « Bretonnet » au confluent du Congo et de la Sangha en juin
1914. Ayant à son bord l’administrateur en chef Leprince, le commandant du poste allemand de Bonga l’avait
contrôlé malgré les protestations basées sur l’article 11 de l’Acte général de Berlin.
23 France, Agence F.O.M., Ibid.

