Page 274 - Le Operazioni Interforze e Multinazionali nella Storia Militare - ACTA Tomo I
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274 XXXIX Congresso della CommIssIone InternazIonale dI storIa mIlItare • CIHm
b) Les difficultés liées aux opérations
En plus des vastes territoires à parcourir et de l’attitude des populations à redouter
sur le plan du soutien logistique, les problèmes liés à la communication s’ajoutent à
l’ensemble des difficultés pour créer des conditions particulières à la campagne du Ka-
merun. Les diverses régions offrent des conditions climatiques et d’insalubrité hostiles
aux Européens, surtout en région forestière ou de vastes zones marécageuses contribuent
à compartimenter les zones d’opérations. En direction du Sud, on se heurte aux galeries
forestières, une sorte de fouillis d’arbres et de plantes impénétrables qui recouvrent le
sol spongieux, puis un enchevêtrement de végétation qui gêne la vue et compromet
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tout déplacement en dehors d’étroits sentiers . Dans cette zone de lianes, branchages et
racines exigent le même effort physique qu’une ascension ou qu’une marche dans les
marais. La seule manœuvre militaire conseillée est un encerclement progressif autour de
l’objectif. La région maritime recouverte entièrement de forêt vierge est accidentée par
endroits et très arrosée. La zone située entre Edéa et Yaoundé reste un des principaux
champs de bataille.
Les moyens de communication utilisés en 1914 sont les voies ferrées, les routes, les
sentiers et les voies fluviales qui ne sont pas navigables en toute saison et sur toute leur
longueur. Quant aux chemins de fer, leur sabotage est effectué au fur et à mesure que la
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guerre progresse . Dans leur retraite vers Yaoundé, les Allemands détruisent les ponts
de Japoma et de la Dibamba par lesquels passe le chemin de fer. Loin de vouloir ruiner
la colonie, les destructions allemandes sont liées à une stratégie de défense militaire.
Car même si la solution de neutralité proposée par l’Allemagne est refusée, ces derniers
évitent la destruction des villes et le gaspillage inutile des ressources, convaincus que
leur victoire en Europe leur ouvrira à nouveau les portes de la colonie.
Au début de la campagne, le Kamerun dispose de moyens de communication rapides
par câble, télégraphe et téléphone entre certains points de liaison. Deux câbles sous-ma-
rins depuis Douala, permettent de correspondre avec la station allemande de Kami au
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Togo et Santa Isabel de Fernando Po . Mais la plupart de ces installations subissent le
sabotage de la guerre et sont hors d’usage. Ces difficultés expliquent en partie la grande
variété des offensives isolées et l’absence de cohésion dans des conditions de rudesse
sans précédent qui ont fini par donner à cette campagne des caractéristiques d’improvi-
sation.
c) L’attitude des populations
Les populations ont eu des réactions différentes selon les régions. Du point de vue
militaire, cette attitude présente un intérêt crucial pour le ravitaillement et les transports.
Les Douala, l’une des tribus du Kamerun qui souffre le plus de la colonisation alle-
mande, la population coopère aussitôt avec les forces alliées. Après plusieurs années de
difficile cohabitation avec les allemands, le début de la guerre est précédé par une série
27 Eyelom, Le partage du Cameroun, ibid., p.228.
28 Ibid., p.230.
29 Mveng, E., Histoire du Cameroun, p.339.

