Page 276 - Le Operazioni Interforze e Multinazionali nella Storia Militare - ACTA Tomo I
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              Le résultat parle de lui-même. Malgré son infériorité numérique, la valeur insoupçon-
           nable de l’armée coloniale allemande gêne considérablement la progression des troupes
           françaises, britanniques et belges. Après dix huit mois d’une campagne extrêmement
           pénible, les trois quarts de l’effectif des troupes coloniales allemandes restent fidèles à
                                                                    er
           leurs chefs et les suivent hors du territoire de la colonie . Le 1  janvier 1916 marque
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           l’entrée des troupes britanniques dans la ville de Yaoundé. Les Allemands sont chassés
           et prennent la direction du Sud pour chercher refuge en Guinée Espagnole neutre. A
           son arrivée dans ce territoire, le gouverneur du Kamerun, Ebermaier, fait parvenir un
           télégramme au gouvernement impérial le 17 février 1916, annonçant que la totalité du
           Kamerun est abandonnée :
                 « M. le Dr Dolf, Secrétaire d’Etat de l’office coloniale de l’empire d’Al-
                 lemagne. Le manque de munitions m’oblige à quitter le protectorat et à
                 passer en territoire espagnole, avec la troupe entière et le personnel de
                 l’administration. Tous les malades et blessés sont en sûreté. La troupe a
                 commencé, le 4 février au soir, à passer à la frontière.  Les premiers dé-
                 tachements sont arrivés hier sur la côte. Le gouvernement espagnol veut
                 faire transporter à Fernando-Po tous les ressortissants du protectorat. Les
                 négociations sur les détails de l’internement ne sont pas encore terminées.
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                 Signé : Ebermaier » .
              Ainsi, se termine par une guerre effroyable, les trente ans de présence allemande au
           Kamerun. Le poids des événements pour les Allemands et les natifs constitue une rude
           épreuve. Leur résistance est si opiniâtre qu’il convient de se demander si leur retraite
           ne traduit pas un repli défensif plutôt qu’une défaite militaire proprement dite. Mais au-
           delà de leur courage, il y a lieu de reconnaitre dès le départ que l’état des forces en pré-
           sence dès l’ouverture des hostilités leur était largement défavorable. La portée s’alourdit
           en raison des nouvelles obligations, suite à l’abandon complet des territoires imposé à
           l’Allemagne.
               Alors que les hostilités continuent en Europe et que le sort du Kamerun n’est pas
           décidé de commun accord. Elle rattache à l’Afrique Equatoriale française le territoire du
           Congo et de l’Oubangui qui avait été cédé à l’Allemagne, sans rétrocéder au Kamerun
           le bec de canard reçu à titre de compensation lors de ces échanges. Placé ensuite sous
           Mandat de la Société des Nations, puis sous Tutelle de l’Organisation des Nations Unies
           confiée à la France et à l’Angleterre, le Cameroun perdra encore une partie de son ter-
           ritoire au moment de l’accession à l’indépendance. Le Northern Cameroon, administré
           par l’Angleterre, sera rattaché au Nigeria à l’issue du référendum du 11 février 1961.
           De 750 000 km² au début de la Grande Guerre, le Cameroun accèdera définitivement à
           l’indépendance avec une superficie de 475 442 km².







           34   Ibid.
           35   Mveng, Ibid., p.358.
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