Page 270 - Le Operazioni Interforze e Multinazionali nella Storia Militare - ACTA Tomo I
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           tectorat de la France sur Madagascar . Cependant l’indéniable tension qui caractérise
           leurs relations après la formation du Neu Kamerun n’a besoin que d’une petite combi-
           naison de facteurs exogènes pour se transformer en conflit ouvert. Le début des hostilités
           de la Grande Guerre au Kamerun est une preuve de cette hypothèse. Car les autorités
           coloniales françaises du Congo se sont saisies de la première occasion survenue le 6
           août 1914 pour arracher le poste allemand de Zinga dans l’Oubangui, sous le prétexte de
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           hautes stratégies militaires .
           II- Les Forces en présence et l’exception du Kamerun
           a) Les forces en présence
              L’évaluation des forces en présence ne consiste pas uniquement à donner des chiffres
           précis sur les effectifs et le matériel, mais de procéder à une analyse qualitative et quan-
           titative des moyens dont disposent les belligérants. Du  point de vue stratégique, les
           questions de ravitaillement posent plusieurs difficultés de transport et dès les premiers
           instants de la mobilisation, le commandement militaire français se trouve brusquement
           placé devant cette tâche complexe pour ravitailler les troupes opérant à des milliers de
           kilomètres. L’utilisation des moyens mécaniques étant presque inexistante, les cyclistes
           et les motocyclistes étaient employés de part et d’autre dans certaines régions. Mais,
           l’on faisait surtout recours aux coureurs sur des parcours impraticables qui rendaient les
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           retards insurmontables dans les envois d’ordres et de renseignements .
              En l’absence des routes carrossables et des ponts solides pour l’utilisation généra-
           lisée des camions automobiles, le recours aux porteurs constitue la règle essentielle de
           tous les transports. Mais les contraintes de cette méthode provoquent de nombreuses
           déceptions telles que la désertion et le manque de ressources humaines avec une popu-
           lation locale dispersée, insoumise ou malade. Dans les conditions d’une guerre prati-
           quement improvisée et en l’absence des structures de recrutement, aucun recensement
           ne permet d’évaluer le potentiel des porteurs par région, leur mode de sélection, d’en-
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           cadrement et de fonctionnement . Les circonstances de l’extension du Neu Kamerun
           en Afrique Equatoriale ne laissent pas les Allemands inactifs. Ces derniers mettent sur
           place depuis la dilatation de ses territoires, un dispositif militaire bien équipé. Lorsque
           la guerre éclate, ils possèdent une force nécessaire pour contenir toute agression. Elle
           est évaluée à 3200 hommes au total, dont 1650 de troupes  et 1550 de la police, enca-
           drés par 250 européens . Avec le déclenchement des hostilités, ces effectifs sont portés
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           à 4000 hommes environ, mieux équipés avec de nouvelles armes et munitions venues
           d’Allemagne par voie maritime . Elles sont placées sous le commandement suprême du
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           Lieutenant-colonel Zimmermann.
           13  Allemagne, La politique extérieure de l’Allemagne, cd n°1518, tome II, p.204.
           14  Maillier, H., (1916), ‘‘Le rôle des colonies françaises dans la campagne du Cameroun, 1914-1916’’, L’Afrique
              française, bulletin mensuel, vol. 26, Paris, p.190.
           15 Eyelom, Le partage du Cameroun, p.225.
           16  France, Agence F.O.M., carton 956, dossier 3199. ‘‘ La conquête du Cameroun 1914-1916’’.
           17 Mveng, E., (1961), Histoire du Cameroun, Présence Africaine, Paris, p.346.
           18 Angleterre, cab/37/133 n° 16 (c), ‘‘German forces’’, p.3.
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