Page 167 - Il Mediterraneo quale elemento del Potere Marittimo - Atti 16-18 settembre 1996
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LA  POLITIQUE NAVALE  DE  LA  FRANCE  ET  LA  MÉDITERRANÉE  1919·1939   153

       pour dénoncer formellement les  accords franco-italiens  de janvier  1935. Mais l'a-
       mélioration cles  relations avec l'ltalie aura permis, face au réarmement allemand,
       de redistribuer les forces navales françaises, en renforçant la 2ème escadre de Brest
      (qui  passe  de  26 à 43  batiments de combat) par des  batiments  neufs  mais  aussi
       par des  prélèvements  sur la  lère  escadre  de  Toulon.
           ç· est certe m eme cri se italo-éthiopienne qui offre une deuxième voi e d' allian-
       ce en ouvrant cles perspectives d'accords, cette fois  avec la Grande-Bretagne et, ce
      qui est le  plus  importane,  sur la  demande de la  Royal  Navy.  celle-ci  découvre en
      effec  que,  maJgré  le  soutien de  5 l  nations unanimes  à  condamner l'ltalie et à  la
      sanctionner, et .un déploiement naval sans précédent en Méditerranée elle n'est plus
      apre,  à  imposer son  autorité.
           En effet, désireuse de dissuader l'ltalie, la Grande-Bretagne, à l'été 1935, reo-
      force la Mediterranean Fleet, déployée principalement en zone orientale, parla Home
      Fleet toute  entière,  qui  rallie  la  zone  Gibraltar.
           En septembre 1935, parce qu'une réaction brutale italienne est toujours pos-
      sible, la Royal Navy demande à la Marine française si, au cas où elle serait amenée
       à  recourir à la  force,  elle pourra compter sur l'assistance de la  Marine nationale
      et sur l'usage de es arsenaux. Soucieuse de ne pas s'aliéner la Navy face au réarme-
       ment allemand qui se profile, l'accord est donné le 26 octobre. En cas d'hostilités,
      la  Marine française  fixera  par sa  présence les  forces  italiennes déployées  dans  le
       bassin occidental et la  Royal  Navy pourra disposer de  nos  ports du Sud pour sa
      logistique, mais en aucun cas comme bases d'opérations.  Mais,  pour faire bonne
      mesure et ne pas trop compromeccre nos  relations avec les  ltaliens, nous incitons
       les  Britanniques à  alléger  leur  dispositif en Médicerranée.
           Malgré le ressentiment et la méfiance suscitée par l'accord naval anglo-allemand
      du 18 juin 1935, dont elle n'a pas été prévenue, la Marine française est convaincue
       de la nécessiré de conclure avec la Marine britannique un accord semblable à celui
       de 1913. Elle aurait souhaité que celui récemment conclu en octobre eiìt une por-
       tée  plus générale et s'applique à  cout agresseur  «membre  ou  non  de  la  S.D.N.»,
       de façon  à bien désigner l' Allemagne qui vena i t de quitter l' organisation interna-
       donale. Mais Londres, qui n'a pas à l'égard de l'Allemagne les memes inquiétudes
       que Paris, maintient son subtil distinguo entre «un acce  positif d'agression» (qui
       vise l'Italie) et <<un acce consisrant à ne pas exécuter les cermes d'un traité» (réarme-
       ment allemand). Il apparait vite que cet accord n'est qu'un accorci de circonstance
       visanc uniquement l'Italie que pourtant, jusqu'à présent, l' Anglecerre a vaie toujours
       soutenu  c onere  nous <4).
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           En décembre 1935, la  France décide de dénoncer le  traité de Washingron < ).
       L'E.M.G. fait alors le point dans une note intitulée «la situation navale en juin 1936
       envisagée du point de vue français» signée par l'amiral Durand-Viel. Ce document
       constate que la politique navale britannique est entièrement dominée par le conflit
       qui l'oppose à l'l calie et que, soucieuse de renforcer sa posi ti o n politique et straré-
       gique, la Grande-Bretagne ne pourra plus se passer de «I'appui d'une cles puissan-
       ces  navale  médicerranéenne  de  premier ordre».
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