Page 152 - Conflitti Militari e Popolazioni Civili - Tomo II
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654 XXXIV Congresso della CommIssIone InternazIonale dI storIa mIlItare • CIHm
des Forces Armées du Nord (CCFAN). Après de nombreuses négociations entre le CSM et la
rébellion, Hissène Habré devient premier ministre le 29 août 1978. Sa difficile cohabitation
avec le Président Malloum conduit au déclenchement de la guerre civile. Cette guerre dure de
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1979 à 1982 et s’achève avec la victoire de la rébellion, unie contre le pouvoir en place .
Le climat délétère déjà perceptible suite aux accusations mutuelles après l’accord de La-
gos du 21 août 1979, conduit à un nouvel embrasement dès le 21 mars 1981. Les Forces
Armées du Nord (FAN) dirigées par Hissène Habré font face à toutes les autres tendances
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dirigées par le GUNT et qui bénéficient de l’appui de la Libye . la signature de l’accord
de cesser le feu de Lomé II, du 28 novembre 1981 est suivi du retrait des troupes libyennes et
du déploiement d’une force interafricaine, qui n’empêche pas aux FAN de prendre le pouvoir
le 07 juin 1982, inaugurant ainsi la troisième République.
après huit ans de pouvoir, Hissène Habré perd l’essentiel de ses collaborateurs et des
éléments qui lui ont permis de conquérir N’Djamena. Dès 1987, les éléments Hadjeraï suiv-
ent le Lieutenant Madom Bada dans le Darfour. Ils sont rejoints en 1989 par Idriss Deby,
ancien ministre de la défense et commissaire aux armées au sein du parti, avec les éléments
de l’ethnie Zaghawa. Ils forment ensemble le Mouvement Patriotique du Salut et marchent
sur la capitale tchadienne le 1 décembre 1990. Hissène Habré, comme Goukouni oueddei
er
en 1982, a tout juste le temps de traverser le pont N’gueli pour se réfugier à Kousséri dans
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er
la nuit du 30 novembre au 1 décembre 1990 . Idriss Deby et le MPS sont accueillis en
libérateurs par les habitants de la capitale.
Le vent de la démocratie qui a soufflé sur tout le continent africain au début des années
nonante n’a pas épargné le tchad et a coïncidé avec la prise du pouvoir par le président idriss
Deby. Cet espoir, doublé d’un regain de santé économique avec un taux de croissance qui a
culminé à 33,7% en 2004 , grâce à la mise en exploitation des puits de pétrole de Doba au
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sud du pays, avant de retomber à 4,6% en 2006, n’ont pas suffit pour enterrer définitivement
la hache de guerre. Après avoir procédé à la modification de la constitution pour se représent-
er aux élections présidentielles de 2006, le président Idriss Deby Itno fait désormais face à
une rébellion dans le fief du Darfour, qui a failli le renverser en février 2008. Cette tentative
de prise de pouvoir par la force a été suivie comme les autres crises, d’un vaste mouvement
des populations fuyant les combats à N’Djamena, en direction de Kousséri au Cameroun.
L’impact des confLits tchadiens sur Les popuLations civiLes au
cameroun.
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Le Nord du Cameroun qui partage sa deuxième plus longue frontière avec le Tchad ,
est une vaste zone conflictogène où s’entremêlent les affrontements ethniques, les incursions
5 G-J. Ngansop, Tchad : vingt ans de crise, Paris, L’Harmattan, 1988, p.110.
6 Ibid, p.135.
7 S. Issa, ‘‘Conflit et problème de sécurité’’, p.145.
8 Www.h-net.org/~africa/africaforum/AF7/french.html.
9 A-H. Onana Mfegue, Le Cameroun et ses frontières : une dynamique géo politique complexe, Yaoundé,
2004, p.1. La plus longue frontière du Cameroun avec ses voisines est celle du Nigeria, qui va de l’Océan
Atlantique au Lac Tchad sur 1680 km. Les autres distances frontalières terrestres se présentent comme suit :
Centrafrique (797 km), Congo (523 km), Gabon (298 km), Guinée Equatoriale (193 km).

