Page 22 - Conflitti Militari e Popolazioni Civili - Tomo II
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524 XXXIV Congresso della CommIssIone InternazIonale dI storIa mIlItare • CIHm
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pragmatisme et le recours à la négociation. Ayant comme objectif essentiel de prévenir une
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guerre, le Canada choisirait une approche qui évita de provoquer les Soviétiques.
L’objectif d’être une puissance intermédiaire
Pour des raisons reliées au développement de son identité nationale, le Canada fut amené à
exagérer le rôle qu’il avait eu dans la définition d’un nouvel ordre mondial suite à la Seconde
Guerre mondiale. De fait, c’est en proposant d’inclure des facteurs autres que celui de la
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force militaire dans l’équation de la sécurité internationale, les facteurs sociaux et économi-
ques notamment, que le Canada aurait le plus d’influence dans l’élaboration des principes fon-
dateurs de l’organisation des Nations unies. Et même s’il n’a pu voir officiellement reconnu
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pour lui-même et quelques autres pays le statut de puissance intermédiaire par les Nations
unies lors de leur création en 1945, il semble que le Canada se soit acquis un tel statut à travers
ses engagements sur la scène internationale au cours des décennies qui ont suivi.
à travers certaines commissions internationales, avec ou sans le parrainage direct de
l’ONU, le Canada a ainsi aidé les Britanniques à se tirer d’affaires dans quelques situations
fâcheuses comme à Chypre. Il a aussi assisté au retrait des Français de l’Indochine, puis des
Américains du Vietnam à une époque où les médiateurs étaient particulièrement en demande.
En regardant de plus près aux deux commissions internationales auxquelles il a pris part
pour superviser des cessez-le-feu dans la péninsule indochinoise de 1954 à 1973, on voit que
le Canada a pu de la sorte plaider pour une approche multilatérale plutôt que bipolaire des
conflits internationaux.
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Ainsi les opérations de maintien de la paix ont donné au Canada la possibilité de contre-
balancer ses alliances dans l’OTAN et NORAD. De plus, cela a servi à maintenir le vieux
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rêve d’un mécanisme collectif de sécurité internationale sous l’égide de l’ONU. Il faut dire
également que les opérations de maintien de la paix ont servi à justifier des dépenses militai-
res dans un environnement domestique canadien d’après-guerre dont il n’était pas exception-
nel qu’il fut hostile à de tels investissements. 18
Dès le départ, le style du maintien de la paix à la canadienne fut caractérisé des traits
personnels mêmes de celui qui lui donna naissance, Lester B. Pearson. Voilà un homme en
effet qui était tout près à s’engager sur la scène internationale, mais qui aimait aussi pour cela
12 Denis Stairs, The Diplomacy of Constraint: Canada, the Korean War, and the United States, toronto : Uni-
versity of Toronto Press, 1974, cité dans Don Page et Don Munton, op. cit., p. 602.
13 John W. Holmes, “Moscow 1947-1948: Reflections on the Origins of my Cold War”, in J.L. Black et Norman
Hillmer, op. cit., pp. 51-52. Voir aussi Don Page et Don Munton, op. cit., pp. 593-597.
14 adam Chapnick, The Middle Power Project: Canada and the Founding of the United Nations, Vancouver :
UBC Press, 2005, p. 3.
15 Ibid., pp. 151-152.
16 Douglas A. Ross, In the Interests of Peace: Canada and Vietnam 1954-1973, Toronto : University of Toronto
Press, 1984, p. 346.
17 Fred Gaffen, In the Eye of the Storm. A History of Canadian Peacekeeping, Toronto : Deneau & Wayne
Publishers Ltd., 1987, p. 252. Voir aussi J.S. Finan et S.B. Flemming, “Public Attitudes Toward Defence
and Security in Canada”, in David B. Dewitt et David Leyton-Brown, dir., Canada’s International Security
Policy, Scarborough (Ontario) : Prentice Hall Canada Inc., 1995, p. 310.
18 Fred Gaffen, op. cit., p. 252.

