Page 24 - Conflitti Militari e Popolazioni Civili - Tomo II
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526 XXXIV Congresso della CommIssIone InternazIonale dI storIa mIlItare • CIHm
capture, arone n’en mourrait pas moins quelques heures plus tard, après avoir été battu par
deux soldats canadiens. 24
Les révélations dans cette affaire bouleversèrent le public canadien, comme s’il perdait
tout d’un coup son innocence. le gouvernement canadien instaura une commission d’en-
quête pour faire la lumière sur ces événements sordides. Cet épisode allait sensiblement
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altérer l’image que se faisait le Canada de lui-même depuis le milieu du 20 siècle. le rapport
final de cette commission allait être intitulé de façon intéressante Un héritage déshonoré, une
référence très nette à la fierté qui avait jusque-là été celle des Canadiens vis-à-vis de leurs
engagements dans le domaine du maintien de la paix. 25
La commotion créée par l’affaire somalienne rappelait la réaction qu’avait eu le public
américain face au massacre de Mylai commis par l’armée américaine au Vietnam en 1968,
non pas en amplitude mais de par le dégoût ressenti par plusieurs à l’idée que les militaires
devenaient hors de contrôle. en pas moins de 1 600 pages, le rapport de la commission blâ-
mait toute la hiérarchie militaire. L’on y formulait en outre le désir de voir se développer au
sein des forces armées canadiennes une nouvelle culture caractérisée d’une meilleure éthi-
que, ce qui s’est produit depuis.
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une image de soi sous pression
À l’ère du village global et devant les nouvelles formes que prennent les menaces à la
sécurité des États, le Canada cherche à s’adapter. Il s’y est notamment opéré ces dernières
années une transition d’opérations de maintien de la paix à de nouvelles orientées vers la
fabrication de la paix. Cela mène à des initiatives de prévention comme celles dont on dit
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qu’elles sont nécessaires pour combattre le terrorisme international.
La principale de ces missions se déroule en Afghanistan. Avec la mort de près d’une cen-
taine de leurs soldats et réalisant également qu’un nombre indéterminé d’ennemis sont tués
dans cette opération, les Canadiens voient qu’un intermède d’un demi-siècle est maintenant
terminé et qu’il s’agit de la guerre pour vrai. Leur image d’eux-mêmes en tant qu’occupants
non belliqueux d’un royaume paisible est donc ainsi sérieusement mise en question. Ils s’en
accommodent toutefois dans l’après 11-septembre comme d’un mal nécessaire mais tempo-
raire, alors que la date du rapatriement des troupes canadiennes semble ce qui les préoccupe
le plus. Voilà pourtant qui est logique de la part d’une société qui persiste à voir dans la chose
militaire un rôle essentiellement fonctionnel.
24 Ibid., Vol. 1, pp. 318-324.
25 Ibid., 5 volumes, 1679 p.
26 Ibid., “Executive Summary”, pp. ES-47—ES-51.
27 J.S. Finan et S.B. Flemming, op. cit., p. 310.

